Parcs naturels de Québec

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3. Les bienfaits des milieux naturels en ville

Les bienfaits des milieux naturels en ville

Les milieux naturels représentent un élément vital du paysage urbain. En offrant la possibilité d’y pratiquer de l’activité physique en plein air, ils nourrissent les potentiels de santé et de bien-être, ce qui constitue une richesse irremplaçable sur le plan individuel certes, mais aussi pour toute la collectivité. Ils sont des lieux privilégiés de rencontre et de détente : il est en effet prouvé que leur fréquentation a un effet thérapeutique en réduisant le stress.

Les boisés urbains offrent un microclimat avec des températures de 4 à 10 degrés Celsius plus faibles que les zones bâties. Le jour, les arbres absorbent la chaleur, produisent de la vapeur d’eau, fournissent de l’ombrage et protègent des rayons ultraviolets. Le soir, ils retardent le rafraîchissement de l’air ambiant. Ces variations de température créent une ventilation agréable de la ville en été, tandis qu’en hiver, les arbres bloquent les forts vents. En bordure des quartiers industriels et des routes, les boisés denses diminuent les bruits désagréables que génère parfois la ville.

Les arbres des boisés et des friches purifient l’air en fixant le gaz carbonique et d’autres gaz polluants. Ils réduisent aussi la quantité des poussières produites par les activités humaines. Leurs racines permettent de stabiliser le sol et de capter les eaux de ruissellement. Cependant, ce sont les milieux humides qui sont les plus efficaces à ce niveau. Ces derniers font office de zone de rétention lors de pluies abondantes ou de la fonte des neiges. Ils atténuent ainsi les risques d’inondation et de débordement des systèmes d’égouts pluviaux. Par la suite, la libération graduelle du surplus d’eau dans l’environnement alimente les nappes phréatiques et réduit les effets négatifs des sécheresses.

Les milieux humides sont aussi des filtres naturels très efficaces. Ils ont la capacité d’éliminer les impuretés de l’eau, les bactéries nuisibles et les substances nutritives excédentaires (comme le phosphore et l’azote) qui, introduites par les activités humaines, nuisent fortement aux êtres vivants qui les consomment. La conservation de l’état naturel des rives est très importante puisqu’elles constituent une zone de transition entre les milieux aquatiques et terrestres. La végétation des rives littorales, fluviales et lacustres protège les sols de l’érosion. Les racines des plantes stabilisent le sol, diminuent la force des vagues et retiennent les sédiments présents dans l’eau.